Dalila BELKHADEM, IPA à Montereau : un nouveau rôle à faire (re)connaître
Diplômée depuis 2025 d’un master en pratique avancée à l’Université Paris Cité, Dalila BELKHADEM est une des deux IPA en exercice actuellement sur notre territoire. Installée en libéral à Montereau depuis cet automne, elle nous raconte son choix, guidée par l’envie de participer à l’effort collectif de réponse aux besoins de santé du territoire. Elle témoigne aussi de la nécessité à faire connaître ce nouveau rôle : quels sont ses champs d’intervention ? Quels liens avec les médecins et les professionnels de santé ? Quel adressage ?… Un portrait qui éclaire sur cette nouvelle profession !
Quelques mots sur votre parcours ?
J’ai découvert le monde de la santé comme secrétaire médicale, notamment à travers la rédaction des comptes rendus. Cela a éveillé ma curiosité pour ce milieu et le contact avec les infirmières m’a donné envie de m’orienter vers le soin.
Après l’obtention de mon diplôme d’infirmière, j’ai exercé en service de chirurgie cardiaque et thoracique, une expérience riche sur le plan clinique. J’ai ensuite poursuivi mon parcours en tant qu’infirmière libérale sur le territoire de Montereau pendant 6 ans, développant ainsi une proximité importante avec les patients ainsi qu’une grande autonomie dans mon exercice.
Au fil du temps, j’ai été confrontée à certaines limites dans ma pratique, notamment face aux difficultés d’accès aux médecins. Cela m’a donné envie de reprendre mes études pour approfondir mes connaissances et accompagner les patients différemment.
Vous êtes aujourd’hui IPA : quel est votre champ d’intervention ?
Depuis le 1er octobre, j’exerce en tant qu’infirmière en pratique avancée (IPA), en libéral, sur la commune de Montereau dans la prise en charge des pathologies chroniques stabilisées, de la prévention et des polypathologies courantes en soins primaires.
Mon rôle s’inscrit en complément de celui du médecin traitant. Je participe au suivi des patients, à la surveillance de leur état de santé avec la possibilité d’adapter certains traitements et de prescrire des bilans ou des examens dans un cadre défini.
Au quotidien, j’accompagne principalement des patients atteints de maladies chroniques qui nécessitent un suivi régulier. La plus grande partie de mon travail consiste à les aider à mieux comprendre leur santé afin qu’ils deviennent acteurs de leur suivi. La formation en éducation thérapeutique du patient proposée par la CPTS viendra compléter mes compétences et enrichir mon approche.
Je m’assure également que les dépistages recommandés sont réalisés et que les vaccinations sont à jour.
Comment travaillez-vous avec les professionnels de santé ?
Je travaille en lien avec des médecins généralistes et des cabinets d’infirmières libérales afin d’assurer une continuité dans la prise en charge.
L’accès direct est possible pour les patients relevant de mon champ de compétences : diabète, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires ou respiratoires, polypathologie.
Je réalise également des bilans de santé dans le cadre du dispositif « mon bilan prévention » pris en charge par l’Assurance Maladie. Les consultations sont prises en charge par l’Assurance Maladie et les mutuelles sous la forme d’un forfait de suivi pour trois mois quel que soit le nombre de consultations nécessaires durant cette période. Cela permet d’adapter le suivi aux besoins du patient. Je prends la carte vitale et pratique le tiers payant.
Un sujet de prédilection ?
Pendant mes études, je me suis particulièrement intéressée à l’hypertension artérielle, surnommée le « silent killer », car elle évolue parfois sans symptômes. Aujourd’hui encore, elle reste insuffisamment dépistée en France. J’aimerais à terme m’investir dans des actions de sensibilisation et de dépistage afin d’améliorer sa prise en charge précoce.
Un message à partager ?
Le métier d’IPA est encore peu connu, ce qui rend le développement de l’activité difficile. J’ai à cœur de mieux faire connaître ce rôle pour faciliter son intégration dans les parcours de soins.
C’est d’ailleurs dans la continuité de mon projet professionnel que j’ai adhéré à la CPTS. Le choix de la pratique avancée s’inscrit pour moi dans une volonté de participer à un effort collectif pour répondre aux besoins de santé du territoire.
Rejoindre une organisation engagée dans cette dynamique, notamment à travers des échanges pluriprofessionnels et des actions de prévention ou de dépistage m’a donc semblé naturel.

DATE DE PUBLICATION
4 mai 2026
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